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Robin m’a écrit une lettre sublime et passionnée. Il m’a glissé un petit mot sous la porte et je l’ai trouvé en rentrant du travail. Je n’avais jamais remarqué qu’il avait une si belle écriture!
Curieusement, quand il est arrivé une heure plus tard, il a fait comme si de rien n’était.
C’est typiquement masculin, ça, ce contraste entre les mots, sensibles et délicats, et la retenue pudique, l’attitude presque distante de l’homme quand il est question de ses sentiments.

Toute la soirée j’ai dévoré Robin du regard. Tout ce qu’il a trouvé à me dire c’est :
« qu’est ce que t’as ? »

« Tu manges pas ? »

« … ça va refroidir. »

Je lui ai dit :« tu sais, Robin, personne ne m’a jamais parlé comme ça »
Et il a feint la surprise.

A la fin de la soirée, blottie dans ses bras sur le canapé, je lui ai avoué que je l’aimais.
Mais je crois qu’il dormait déjà…

Je ne résiste pas à l’envie de partager cette lettre…

« Depuis que je t’ai rencontrée, je meurs d’envie de
Passer ma vie avec toi. Oh! Bien loin de moi l’idée de
t’étouffer, te faire souffrir, ou encore t’empêcher
de t’épanouir en tant que femme, voire t’interdire
d’arriver à ton but. Soit honnête: c’est toi la pire
ennemie de la routine ! La plus exceptionnelle
voisine au monde !
Avant toi je ne connaissais pas l’amour…
Quelle perte de temps que ces filles préten-
-dument intelligentes que j’ai connues. Nulle n’était déli-
-cieuse comme toi ! Impossible de ne pas penser à tes
talents. Les plus grands Nobels ne t’arrivent pas aux
chevilles. Mais ce n’est pas tout, tu as d’énormes
qualités. J’aime tes yeux, ton sourire, ton nez, tes
fesses. Et je pèse mes mots. Il faudrait vraiment
que nous parlions sérieusement. S’il te plaît, je voudrais
que tu fasses quelquechose :
me parler d’amour, de mariage et d’enfants !
Je te promets que je vais m’employer à te démo-
-ntrer mon amour. J’éspère très bientôt te
lire. Coûte que coûte tu verras que je gagnerai
ton cœur
Ton Robin.

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