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Jeudi dernier j’étais en déplacement. Pas très loin, à Pouilly-en-Crotois. Le soir le magasin organisait sa soirée de Noël, doublée de ses vingt ans d’existence.

La soirée avait lieu dans un hôtel-restaurant « de charme ». Comme ils m’ont oubliée sur la liste, je me suis retrouvée dans un autre hôtel, huit kilomètre plus loin, à St Germain-en-Crotois, au Relais des Chasseurs.

Nous étions une trentaine en tout au repas, essentiellement des vendeurs, et deux à venir de Paris.
C’était une soirée conviviale. A ma table ça parlait matériel et technique, bien sûr, mais aussi chasse et pêche.

La chasse a beaucoup évolué ces dernières années.
Il faut en finir avec le cliché du chasseur rougeaud, qui, l’esprit pas bien net ,tremblotte au moment d’appuyer sur la gâchette . De nos jours la législation est telle que les écarts ne sont plus permis.
Aujourd’hui cette tradition ancestrale est maintenant perpétuée par des jeunes, comme Thomas et Guillaume, respectivement vendeurs aux rayons outillage et abri de jardins, ou par des classes sociales plus élevées. Le directeur du magasin de Pouilly, par exemple, est un inconditionnel de la chasse à la perdrix.

Et puis les chasseurs de maintenant vivent leur sport en harmonie avec la nature. Ce sont des gens de plus en plus cultivés. Heureusement qu’il me restait des souvenirs de mon Que-sais-je? de 6ème sur les variétés de champignons , sinon je n’aurais jamais pu suivre la moitié des conversations.

Les relations publiques, c’est passionnant. C’est sûr, ça demande des sacrifices, ou en tout cas une certaine ouverture d’esprit, comme s’y connaître en alcool de manière générale, accepter de fumer passivement deux paquets de Gitanes sans filtre en une soirée, ou accepter une invitation à la prochaine réunion mensuelle des « amis du faisan », « Tiens! Au relais des chasseurs, justement! »

Avec tout ça je n’ai même pas eu le temps d’appeler mon pauvre Robin, que j’avais abandonné avec pour seule compagnie, un billet de 10 € à remettre au facteur en échange d’un nouvel almanach, et 500g de crevettes à simplement sortir de leur sachet plastique bleu, qu’il n’a finalement même pas mangé. Il est resté prostré dans le salon, à subir la guirlande lumineuse rouge, que la voisine, la folle, a disposé en forme de coeur à son balcon, juste en face de chez lui.

Et le vendredi soir j’ai enchaîné surla soirée de Noël de mon boulot…

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